independent curator, art editor & writer

L'envers du masque

Octobre 2016
Publié dans le 35e numéro de Diptyk

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Extrait de son contexte culturel par les colonisateurs qui s’étaient mis à le collectionner, le masque africain est utilisé comme langage plastique par les artistes du continent qui se réapproprient cet objet sacré.

Objets rituels, intermédiaires entre les hommes et les divinités, les masques africains ont cessé d’être vivants quand ils ont été placés dans des musées, coupés de leur racine populaire. C’est pourquoi les artistes du continent africain et de la diaspora ont à cœur de se réapproprier cet objet sacré de leur patrimoine et de s’en servir comme langage dans leur discours plastique, comme en a récemment témoigné l’exposition « Disguise : Masks and Global African Art » au Brooklyn Museum.

Zina Saro-Wiwa, <em>The Invisible Man</em>, 2015
Zina Saro-Wiwa, The Invisible Man, 2015. Pigmented inkjet print, 73 x 111,8 com. Seattle Art Museum, Commission 2015. Courtesy of the artist © Zina Saro-Wiwa

À l’instar de Brendan Fernandes qui, dans la série From Hiz Hands (2010), reprend sous forme de néons illuminés des masques existant dans des collections de musées.

Dans la même perspective, Emeka Ogboh ravive leur capacité à catalyser l’engagement public dans sa pièce sonore Egwutronica (2015). Elle replonge le spectateur dans la ferveur propre aux cérémonies de masques en mêlant sonorités de percussions et musique électronique.

Pour lire le reste de la critique, voir Diptyk N°35.

© Clelia Coussonnet

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