independent curator, art editor & writer

Made in Algeria, Généalogie d'un Territoire

Février-Mars 2016
Publié dans le 32e numéro de Diptyk

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C’est inédit de voir à Marseille une « exposition savante et artistique » qui questionne la relation Algérie/France et étudie comment la représentation géographique de territoires vierges à conquérir a soutenu la colonisation. Le public se presse au vernissage de « Made In Algeria » et les commentaires fusent de toutes parts : « Regarde c’est le village de ta grand-mère », « Je suis né ici »… Nul doute que l’exposition réveille les mémoires et histoires personnelles des visiteurs, même si au-delà de la « sensibilité liée à cette question et au courage qu’il faut pour l’appréhender », les curateurs insistent sur leur volonté de présenter un projet artistique et historique qui change les perceptions sur l’Algérie, pays qui demeure incompris.

Zineb Sedira, série 1 - Les Terres de mon Père, 2015
Zineb Sedira, série 1 - Les Terres de mon Père, 2015, Série de 9 photographies. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris

L’émotion est palpable… La curiosité aussi, car certains se familiarisent avec un pan de l’histoire qu’ils méconnaissent. En un sourire Zahia Rahmani, co-commissaire, s’exclame « c’est beau, n’est-ce pas ? »

LECON D'HISTOIRE Conçue pour coïncider avec les 50 ans d’indépendance de l’Algérie, « Made In Algeria » est née du désir d’offrir « un regard plus informé, une leçon d’histoire par la carte, loin des affects, qui a une fonction sociale ».

Katia Kameli, L’œil se noie, still from Le roman algérien, 2015
Katia Kameli, L’œil se noie, still from Le roman algérien, 2015, projection vidéo. © Katia Kameli

Retrouvez l'article dans le Diptyk N°32.

© Clelia Coussonnet


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